Où commence la médisance et où s’arrête la médisance? 14 récits des Salafs contre l’une des plus grosses escroqueries de Satan


1.
 Al A’mach rapporte qu’Ibrahim (An-Nakha’i) a dit : « Il n’y a pas de médisance concernant (le fait de parler sur) l’innovateur » (Al Lâlikâ’i, 1/140, n°276)

 

2. Al Hassan al-Basri a dit : « Il n’y a pas de médisance lorsqu’il s’agit (du fait de parler) des innovateurs ou de celui qui commet un péché ouvertement » (Al Lâlikâ’i, 1/140, n°279)

 

3. Et Hassan al-Basri dit aussi : « Il n’y a pas de médisance lorsque cela concerne les gens de l’innovation » (Al Lâlikâ’i, 1/140, n°280)

 

4. Al Fudayl ibn ‘Iyâd dit : « Quiconque entre dans les gens de l’innovation n’a plus d’inviolabilité [c’est à dire : être protégé du fait que l’on parle sur lui] » (Al Lâlikâ’i, 1/140, n°282)

 

5. Soufiane ibn ‘Uyaina dit : « Chou’ba avait l’habitude de dire : « Venez, allons médire pour la satisfaction d’Allah ‘azza wa jall » (Al Khatib al-Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 91. Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/349)

 

6. Abou Zayd al-Ansari dit : « Chou’ba vint à nous un jour pluvieux et nous dit : « Ce n’est pas un jour (d’apprentissage) de hadith. C’est plutôt un jour de médisance. Venez, allons médire sur les menteurs [du hadith] » (Al Khatib al-Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 91)

 

7. Selon Makki ibn Ibrahim : « Chou’ba avait l’habitude d’aller chez ‘Imran ibn Hudayr en lui disant : « Ô ‘Imran, viens. Allons médire une heure pour le contentement d’Allah » exposant ainsi les fautes et les défauts de ceux qui rapportaient le hadith » (Al Khatib al-Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 91)

 

8. Abou Zour’a ad-Dimachqi dit : « J’ai entendu que Abou Mushar fut questionné à propos d’un homme qui fait des erreurs, interprète mal ou déforme les hadiths. Il dit alors : « Faites que son affaire soit connue! » Je dis alors : « Tu ne considères pas cela comme de la médisance? » Il répondit : « Non« . (Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/349, Al Khatib al Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 91-92)

 

9. AbduLlah ibn al-Mubarak dit : « Al-Mi’allâ ibn Hilâl va bien jusqu’à ce qu’il entre dans le domaine du hadith. Lorsque le hadith lui parvient, il ment ». Quelqu’un parmi les soufis dit alors : « Ô Abu AbdirRahmân! Tu es en train de médire? » Il dit alors : « Tais-toi! Si je n’expose pas [son cas], comment la vérité va-t-elle se distinguer du faux? » (Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/349, Al Khatib al Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 91-92)

 

10. AbduLlah, fils de l’imam Ahmad dit : « Abou Tourab an-Nakhshabi vint une fois voir mon père. Mon père dit alors : « Cette personne est faible » et : « Cette personne est fiable ». Abou Tourab dit alors : « Ô cheikh, ne médit pas sur les savants! ». Mon père se tourna alors vers lui et dit : « Malheur à toi! Ceci fait partie du bon conseil. Ceci n’est pas de la médisance » (Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/350, Al Khatib al Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 92)

 

11. Muhammad ibn Bindâr as-Sabbâk al-Jarjâni dit : « Je dis une fois à Ahmad ibn Hanbal : « Franchement, il m’est devenu bien difficile de dire : « Un tel est faible » et : « Un tel est un menteur ». Alors Ahmad dit : « Si tu restes silencieux et que je reste silencieux, alors qui va informer l’ignorant de l’authentique et du défectueux? » (Al Khatib al Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 92)

 

11bis. L’on dit à Ahmad ibn Hanbal : « Il est pénible de dire : « Un tel est ceci » et : « Un tel est cela ». Alors Ahmad dit : « Si tu restes silencieux et que je reste silencieux, alors qui va informer l’ignorant de l’authentique et du défectueux? » (Ibn Taymiyya, Majmou’-l-fataawa, 28/231)

 

12. Chaoudhab rapporte que Kathir Abou Sahl dit : « Il est d’usage de dire : « Les gens de la passion n’ont aucune sacralité (immunité) [c’est à dire : être protégé du fait que l’on parle sur eux] » (Al Lâlikâ’i, 1/140, n°281)

 

13. Al Hassan ibn ‘Ali al-Iskâfi dit : « J’ai interrogé Abou AbdiLlah Ahmad ibn Hanbal à propos de la définition de la médisance. Il répondit : « C’est lorsque tu mentionne le défaut d’une personne ». Je dis : « Qu’en est-il de celui qui dit : « N’écoute pas telle personne » et : « Telle personne fait des erreurs ». Il dit : « Si les gens devaient abandonner ceci, le vrai ne serait plus distingué du faux »  (Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/350-351)

 

14. Isma’il al Khatabi dit : « Abdullah ibn Ahmad rapporte : « Je dis à mon père : « Que dis-tu au sujet des chercheurs en science du hadith qui étudient chez un enseignant qui peut-être est un Mourjite ou un Chiite ou qui laisse apparaître en lui une quelconque contradiction avec la Sunna? Devrais-je rester silencieux à son sujet ou devrais-je mettre en garde contre lui? Mon père dit alors : « S’il appelle les gens à une innovation, qu’il est un imam en celle-ci et appelle à celle-ci, alors, oui, mets en garde contre lui » (Al Khatib al-Baghdadi, Al kifâya fi ‘ilmi-r-riwâya, 93. Ibn Rajab, Charh ‘ilal at Tirmidhi, 1/350-351)

 

 

 

Textes des récits traduit de l’anglais par Saalem abou AbderRahman (@Abdourrahmaan) à partir de l’article rédigé par Abu Bilal Na’im ibn ‘abdalMajid, disponible à la page suivante : http://ahlulbidah.wordpress.com/2012/08/28/stop-backbiting-yusuf-estes/ reprenant le post d’Al-Majhool, disponible à la page suivante : http://www.salafitalk.net/st/viewmessages.cfm?Forum=16&Topic=38

Révision faite à partir de l’arabe, le 2 septembre 2012.

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